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PORTUGAL

Le grand écart

GORANDO - Récit de voyage à moto - Portugal

De la côte sauvage de l’Algarve aux montagnes escarpées de la Serra Da Estrela en passant par les plaines arides de l’Alentejo et les rives du lac Alqueva, le Portugal se révèle dans toute sa splendeur. Tandis que les nuages, le soleil, la pluie, le brouillard et le vent se disputent le ciel, les eucalyptus, la lavande, les mimosas et les pins entremêlent leurs senteurs et les fleurs des champs, les genêts et les ajoncs colorent les vallons.

"Mouais… Bof… […]".
"Pas tant d’enthousiasme les gars ! Moi, j'vous l'dis, j'le sens bien ce trip au Portugal […]".
"Tu crois… T’es sûr… Bon, on y va alors... […]".

Je joue gros sur ce coup là. Il est vrai qu’après avoir parcouru avec mes amis plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, avoir traversé les USA par la Route66 et avoir "crapahuté" en enduro dans de nombreuses régions de France, le Portugal pourrait sembler être une destination de voyage assez fade. Pas du tout. Le Portugal, c’est un bon coup de moto aux portes de chez nous.


GORANDO - Récit de voyage à moto - Portugal

L’ALGARVE

C’est sous une pluie battante que nous traversons la France et l’Espagne, ça commence mal. Mais miracle ! À la frontière portugaise, le soleil fait son apparition. Il ne nous quittera plus jusqu’à Silves, tout au sud du pays, point de départ de notre périple.

Quatre motos ont été chargées sur la remorque attelée à mon 4x4. Tony et Jean-Luc m’accompagnent tandis que René se rendra en avion jusqu’à Faro et, de là, prendra une navette pour l’hôtel. Un second 4x4 transporte la moto de Bruno, le cinquième motard qui a pris place près de William, le chauffeur et Jean-Marie, son copilote. L’autoroute qui mène notre joyeuse troupe jusqu’à Silves déroule son large ruban d’asphalte, d’excellente qualité. Nous sommes cependant intrigués par le peu de véhicules croisés, même à l’approche de Lisbonne. Une bonne douzaine d’heures aura été nécessaire pour atteindre notre destination depuis la frontière française. Sur place, nous retrouvons René et nous déchargeons immédiatement les motos. Demain, c’est lever à 6h30 et départ à 8h ! Depuis notre hôtel, nous nous rendons en ville à pied pour dîner. Silves est une charmante ville aux rues tortueuses bordées de maisons blanches et dominée par l’imposante forteresse Al Hamra, l’un des plus beaux monuments témoin de l’occupation musulmane au Portugal. En ce début de soirée pourtant, les rues sont désertes et les restaurants presque vides.


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1) Les grands whoops de la Serra da Monchique
Silves/Zambujeira Do Mar

Le ciel est plombé ce matin. Il est 8h et tels des bidasses appelés à partir en mission mes bons petits soldats sont tous au garde à vous près de leur machine. Officier instructeur, je donne une seule consigne : se faire plaisir !

Au programme pour cette première journée de raid, une boucle vers l’est puis cap au nord-ouest pour atteindre l’océan Atlantique en soirée. Au total, 240 kilomètres. L’autonomie limitée de nos montures et la rareté des stations services en dehors des grosses bourgades m’ont contraint à dessiner ce parcours. Sao Bartolomeu De Messines sera le point de ravitaillement de la mi-journée.

À peine avons-nous parcouru une vingtaine de kilomètres que la moto de René se met à ratatouiller. Sans doute les secousses de la route depuis la France auront-elles brassé les impuretés du fond de réservoir…Tony et lui décident de rejoindre Sao Bartolomeu De Messines pour procéder au nettoyage du carburateur. Nous les y rejoindrons pour midi.

Le reste de la troupe poursuit son chemin. Nous atteignons rapidement Alte, un charmant petit village tout blanc accroché à flanc de coteau. Il est réputé pour sa source d’eau naturelle et cristalline élégamment mise en scène. Après avoir serpenté dans la Fonte Da Benemola, une vallée légèrement encaissée où coule une paisible rivière, nous entrons dans Querença, le point le plus à l’est de notre première boucle. Pas un bruit, une poignée de maisons blanches égayées par quelques fresques murales d’azulejos (carreaux de faïence vernissée), une place, une église au porche de style manuélin, quelques sculptures contemporaines de vaches colorées et c’est tout. Nous sommes impressionnés par la propreté des lieux. Toujours pas de villageois dans les rues. Mais où sont-ils ?

Sous un ciel changeant, alors que depuis notre départ ce matin les grosses averses alternent avec les jolis rayons de soleil, nous reprenons la piste légèrement vers le nord et les contreforts de la Serra Do Caldeirao avant de repiquer plein ouest vers Sao Bartolomeu De Messines où nous retrouvons sans peine René et Tony… au bar. Le nettoyage du carburateur de la moto de René est resté sans effet, la moto ratatouille toujours. Nous déjeunons rapidement et reprenons notre route. Au-delà du Barragem Do Funcho, l’une des nombreuses retenues d’eau du massif de l’Algarve, le relief s’accentue et en pénétrant dans la Serra De Monchique s’offrent alors à nous d’innombrables pistes formant d’impressionnants whoops. C’est un vrai régal de rouler tantôt sur les crêtes, tantôt sur les flancs de ces vallons recouverts d’eucalyptus qui sentent bon les suppositoires anti-toux de notre enfance. Jamais la piste n’est piégeuse, le grip y est excellent. Et pour ceux qui seraient tentés de venir découvrir l’Algarve en trail par des pistes plus roulantes où même en moto de route par les "serpents de bitume", c’est tout a fait réalisable. Le maillage de pistes et de petites routes est tellement important que la navigation peut aisément se faire au cap. En milieu d’après-midi nous atteignons Santa Clara-a-Velha, tout près du barrage du même nom et, de là, nous nous dirigeons plein ouest vers la côte Atlantique et le village de Zambujeira Do Mar, notre point de chute pour ce soir. Notre auberge est située à environ 1 kilomètre du bourg. C’est de nuit que nous nous y rendons pour dîner. Nous ne pouvons alors qu’entendre le ressac, il fait trop sombre pour voir l’océan. Une fois encore les rues sont totalement vides mais par chance quelques restaurants sont ouverts. Les clients se comptent sur les doigts de la main. Nous goûtons pour la première fois la morue, excellente.


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2) – Visière au vent, près de l’océan
Zambujeira Do Mar/Silves

Une étape de 250 kilomètres. Ce matin nous allons longer l’océan Atlantique jusqu’au Cabo De Sao Vicente, à l’extrême sud-ouest du Portugal. En seconde partie de journée nous retournerons en altitude dans la Serra Da Monchique pour rejoindre ensuite Silves.

Quelques kilomètres à peine et nous voilà déjà tous arrêtés. Un magnifique panorama s’offre à nous. De grosses vagues viennent se fracasser contre les rochers. Plus loin, une petite crique invite à la baignade. Plus loin encore, accroché à la falaise c’est le village d’Odeceixe que nous apercevons. Bruno et moi nous rendons tout en haut de ce promontoire rocheux pour voir de plus près un superbe moulin-tour, typique de l’Algarve.

Nous sommes au coeur du Parque Natural Da Costa Vicentina. La circulation sur les pistes souvent larges et stabilisées y est cependant autorisée. Les falaises aux tons ocres, jaunes et marron, d’une centaine de mètres de hauteur parfois, alternent avec de larges anses sablonneuses. Le bleu de l’océan est intense sous le soleil radieux qui nous accompagne. Nous parvenons assez souvent à quitter la piste principale au profit de pistes plus étroites au milieu des dunes et de la garrigue pour nous rendre au plus près du littoral. Un très bon moment de roulage.

Aux environs de midi nous entrons dans la petite ville animée de Sagres. Le site est pittoresque. Nous nous ravitaillons en essence. Près de nous, à la terrasse du restaurant où nous déjeunons un client portugais nous entend parler de nos problèmes mécaniques. Il est mécanicien, son garage est à 200 mètres d’ici. Il se propose de jeter un coup d’œil à la moto de René. Ils partent tous deux à l’atelier et moins de dix minutes plus tard nous les voyons revenir, réjouis. Un "coup de soufflette" dans le tuyau d’alimentation en essence du carburateur aura suffit à "redonner de l’air" à la moto de René.

Ce n’est qu’en toute fin d’après-midi que nous rejoindrons Silves. Les motos sont chargées sur les remorques. Demain, nous nous rendrons à Évora, point de départ pour la découverte du centre du Portugal, autour du lac Alqueva.


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L’ALENTEJO

Après une liaison essentiellement autoroutière de 250 kilomètres nous arrivons à Évora. C’est incontestablement l’une des plus belles cités du Portugal. Elle est d’ailleurs classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. De nombreux monuments offrent aux visiteurs le témoignage de son riche passé, comme par exemple la Capela Dos Ossos dans laquelle plusieurs milliers de crânes et d’ossements en tous genres ornent les arcs et les voûtes de l’édifice.

Il est déjà 13h. Les motos sont déchargées et, sitôt déjeuner nous nous mettons en tenue. Nous dormirons ce soir à Monsaraz, 70 kilomètres à l’est d’Évora et à seulement quelques kilomètres de la frontière espagnole.


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3) – La savane portugaise
Évora/Monsaraz

Le paysage est ici totalement différent de celui rencontré dans l’Algarve. Les très belles pistes que nous empruntons serpentent entre les chênes liège, clairsemés, et quelques gués ponctuent notre progression sur cette plaine aride et poussiéreuse. Nous devons souvent nous arrêter pour ouvrir puis refermer les barrières des grands domaines agricoles que nous traversons. Nous évitons systématiquement les enclos interdits à la circulation et qui, bien souvent renferment des bovins.

À l’approche de Monsaraz nous faisons une halte au pied d’un menhir évocateur (!) dressé au bord du chemin. Notre hôtel est situé en contrebas du village, perché sur un piton rocheux. Après un bon bain dans la piscine et un petit verre de vin de l’épine – spécialité de l’Anjou - que Tony avait pris soin d’emporter avec lui, nous nous entassons dans le 4x4 de William pour nous rendre à Monsaraz et profiter du coucher de soleil, superbe. Les ruelles, une nouvelle fois désertes et pavées de schiste-debout sont bordées de maisons blanchies à la chaux du XVIe siècle et mènent à une citadelle moyenâgeuse très bien conservée. Elle a été construite ici pour y rassembler la nuit les chevaux lusitaniens réputés pour la guerre et autrefois convoités par les voisins espagnols. Du chemin de ronde il est possible de voir, au loin, le lac Alqueva.


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4) – La fable du lièvre et de la moto
Monsaraz/Évora

Nous devrons parcourir 180 kilomètres pour contourner entièrement le lac Alqueva – il s’agit du plus grand lac de barrage d’Europe - et rejoindre Évora. Comme tous les autres jours, c’est départ à 8h. Les paysages rencontrés aujourd’hui seront sensiblement les mêmes qu’hier. Sur les rives du lac Alqueva les vignobles tapissent les vallons. Des oliviers, quelques cactus-palmes parviennent également à pousser dans les "champs de cailloux". Au détour d’une plantation un lièvre surgit. Gêné par le bruit de nos motos, il s’est mis en tête de traverser coûte que coûte la piste pour rejoindre une haie touffue et s’y cacher. Sur une bonne centaine de mètres il se colle à ma roue avant. J’adapte alors ma vitesse pour qu’il ne puisse pas me dépasser et pour pouvoir ainsi l’observer plus longuement. Il commence à "tirer la langue". Je ralentie, il en profite pour croiser mon chemin et aller se réfugier dans un bois.

Après un déjeuner à Moura et un passage à la station services nous traversons l’imposant Barragem d’Alqueva et, ensuite, c’est cap au nord-ouest pour rejoindre Évora. Les motos y seront à nouveau chargées sur les remorques. Demain, nous retrouverons la montagne. La région du Portugal que nous venons de découvrir mérite vraiment le détour et mes amis enduristes sont unanimement ravis de la diversité des paysages rencontrés dans l’Algarve et l’Alentejo. Je suis confiant pour le reste du séjour.


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LA SERRA DA ESTRELA

Nous devons à nouveau effectuer une liaison autoroutière de 300 kilomètres cette fois pour nous rendre à Belmonte, près de la ville de Guarda, au nord-est de la Serra Da Estrela. C’est dans cette région montagneuse du Portugal que se trouve le point culminant du pays, La Torre (1993 mètres).


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5) – Le molosse des montagnes
Belmonte/Manteigas

70 kilomètres de pistes montagneuses sont à parcourir cet après-midi pour atteindre Manteigas. La Serra Da Estrela est un véritable paradis écologique. Les amoncellements de roches, les pinèdes, les torrents et les cascades tel le Poço Do Inferno se succèdent. La végétation est en fleurs, c’est une explosion d’odeurs subtiles et de couleurs vives. Les pistes, souvent pentues et techniques offrent un grip assez précaire. Les pierres roulent sous nos crampons. Les sols sont ravinés.

Lorsque nous nous approchons d’un peu trop près des troupeaux de brebis ou de chèvres dans les herbages d’altitude nous sommes systématiquement chassés de là par le molosse des montagnes, le Cao Da Serra Da Estrela, un chien de berger énorme. C’est en traversant la cour d’une ferme que l’un d’eux tente de mordre ma botte. Il est suivi de près par au moins dix de ses congénères. Un coup de gaz, une volée de terre et je stoppe net ses ardeurs. Ouf !

Nous dormirons ce soir à l’Hôtel Vale Do Zezere de Manteigas, dans une belle vallée encaissée. Vraiment une bonne adresse. Le jeune gérant de l’établissement qui parle le français est motard. Depuis déjà un bon moment il entendait nos motos dans la montagne. À notre arrivée il est là, devant l’établissement pour nous accueillir avec un large sourire et, alors que Jean-Luc constate que le pneu arrière de sa moto est dégonflé, il se propose immédiatement d’aller chercher chez lui un lève-moto pour faciliter la réparation. Jean-Luc démonte. La chambre à air n’est pas percée ?! Il remonte, profite d’un compresseur chargé dans le 4x4 de William pour regonfler et va plonger la roue dans le lavoir communal là, tout près. De toutes petites bulles s’échappent de la valve, puis plus rien. Une grosse poussière s’était glissée dedans et laissait s’échapper un filet d’air. La prochaine fois, Jean-Luc, tu mettras un bouchon de valve ! …

Il est déjà tard. Après avoir siroté une bière Sagres en guise d’apéritif tout en visionnant des vidéos de quads évoluant dans les montagnes environnantes nous passons à table. Pour moi ce sera une pièce de bœuf sauce au thym et son fromage de brebis fondu. Un régal. 1h du matin. Maintenant, au lit tout le monde !


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6) – Les "enduromains embrumés"
Manteigas/Fundao

Nous n’avons pas les "yeux en face des trous" ce matin. La nuit a été trop courte. Pourtant, une grosse étape nous attend aujourd’hui. 240 kilomètres jusqu’à Fundao.

Nous prenons très rapidement de l’altitude. Les grimpettes allongent les bras. Certaines montées se négocient même en première. Nous sommes chauds maintenant pour nous engager sur une voie romaine toute en descente. Taillée dans le roc, elle est faite de grosses pierres marquées par le passage répété des charrettes à bœufs et les chevaux d’antan. Un vrai travail de… romains !

Au-delà de 1500 mètres d’altitude les arbres disparaissent. Le paysage est plus minéral, quelques buissons se cachent derrière d’énormes rochers arrondis comme pour se protéger du vent frais qui nous oblige à mettre nos vestes. Nous dominons une mer de nuages. Venue du nord, elle ne tarde pas à nous engloutir. La température chute de près de 15°C en l’espace de quelques centaines de mètres. C’est la purée de pois. Nous ne voyons pas à plus de 5 mètres. Vive le GPS !

Après Seia où nous déjeunons et faisons le plein des motos le soleil revient. Sur un plateau rocheux d’altitude de gigantesques réservoirs d’eau ont été aménagés. Sans doute sont-ils alimentés par la fonte des neiges… René et Jean-Luc font la sieste, allongés au sol à l’abri du vent derrière les rochers. Plus tard, une piste complètement défoncée et en dévers prononcé nous oblige à modifier un peu notre parcours pour ne pas trop nous retarder. C’est au cap que nous contournons cette difficulté et, rapidement nous retrouvons notre trace GPS. Nous atteignons Fundao, au pied du versant sud-est de la Serra Da Estrela en fin de journée.


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7) – Bataille de boules de neige
Fundao/Belmonte

Pour cette dernière étape de 160 kilomètres, plus cool, j’ai prévu d’emmener mes amis enduristes jusqu’au sommet de La Torre. Déjà, hier, j’avais pu repérer quelques plaques de neige résiduelles tout là-haut. J’ai une petite idée en tête…

Nous allons essentiellement rouler aujourd’hui sur les larges pistes qui permettent aux "acrobates-techniciens du vent" d’installer et d’assurer la maintenance des innombrables éoliennes plantées là, sur les crêtes des montagnes. Dans des vents souvent violents ils se font secouer, pendus à de fins cordages. Chapeau les gars !

Une "vraie" crevaison sur la moto de Tony nous contraint à l’arrêt sur le bord de la route. Des policiers en patrouille viennent "tuer le temps" en nous observant réparer. Il faut dire qu’une fois de plus, les voitures se font rares…

Dans un village perdu au milieu de nulle part nous allons enfin savoir pourquoi il n’y a vraiment personne au Portugal. Attablés à la terrasse de l’unique bistrot, la tenancière nous sert un café et nous dit : "C’est la faute à la crise ! Le salaire moyen, au Portugal, est à 480 euros et le sans plomb 95 est à près de 2 euros alors les gens ont presque tous vendu leur voiture et sont partis chercher du travail ailleurs, à l’étranger […] Il n’y a que les vieux qui sont restés et ils ne sortent pas de chez eux […] Certains jeunes reviennent juste l’été pour entretenir leur maison, c’est tout ce qui les rattache au pays alors c’est pour ça que le village reste propre […]".

On ne sait pas de quoi demain sera fait alors…profitons à fond de notre voyage !

Il fait froid lorsque nous atteignons le sommet de La Torre. Au détour d’un dernier lacet je sors de la route et je me dirige tout droit vers une grande plaque de neige. Comme des gamins dans leur "bac à neige" nous "plantons" nos motos et très vite une grande bataille de boules de neige s’engage. Extra ! Et curieusement, ça réchauffe !

De retour à Belmonte pour notre dernière soirée au Portugal mes amis n’auront de cesse de me répéter : "C’était un bien beau voyage et c’est sûr, on reviendra !".

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